Revue Aspects sociologiques
Conférences

En vue de dynamiser la vie intellectuelle étudiante et favoriser les échanges, Aspects sociologiques propose chaque année quelques conférences grand public. Cette section vous offre la description des différentes conférences de la revue ainsi que le lien vers l'enregistrement des conférences antérieures lorsque disponible. 

Les jeunes et l'action politique. Problème conceptuel, question de perception ou effet conjonctuel?

Conférencière: Madeleine Gauthier
La conférence a eu lieu le 26 mars 2014, à 11h30, au local DKN-1A de l'Université Laval

Résumé:
La question est récurrente : la participation électorale des jeunes est en chute, les jeunes ne s’engagent plus… Ils sont ou cyniques ou apathiques face à la politique, les jeunes vulnérables encore plus que les autres… Un bref retour sur la question depuis les années 1960 suggère un certain nombre d’hypothèses autour de trois thèmes. Les concepts utilisés lorsqu’il est question du rapport des jeunes à la politique sont-ils adéquats? D’où provient cette perception que les jeunes se tiennent à distance de la politique? Quelles explications en donne la sociologie? 

Les principaux intérêts de recherche de Madeleine Gauthier sont les suivants: sociologie de la jeunesse; mobilité géographique et régions; insertion sociale et professionnelle; participation civique et associative; comparaisons internationales.
La sociologue est
- Membre de l’Observatoire Jeunes et Société (OJS)
- Membre du Groupe de recherche sur la migration des jeunes (GRMJ)
- Membre de l’exécutif du Comité de recherche 28 : Sociologie de la jeunesse de l’Association internationale des sociologues de langue française (AISLF)
- Directrice de la collection Regard sur la jeunesse du monde aux Presses de l’Université Laval (14 titres depuis 2001).

Les fous dans la cité: Les visages contemporains de la folie civile à Montréal

Conférencier: Marcelo Otero
La conférence a eu lieu le 20 février 2014, à l'Université Laval

Visionnez la partie 1 et la partie 2 de la conférence 

Résumé: 
Aujourd'hui, les fous ne sont que rarement institutionnalisés, ils sont dans la cité et font partie de la vie civile pour le meilleur et pour le pire. Réhabiliter le terme folie civile c'est l'une des manières de réaffirmer l'impossibilité d'étudier les problèmes de santé mentale seulement en termes de pathologies mentales, psychiques ou psychiatriques. Que l'on tente de comprendre la montée effarante des «anxiodépressions» contemporaines ou, encore, la permanence de ce qu'on appelle les «troubles sévères et persistants» qui affectent une minorité des personnes, il est impossible de séparer les dimensions sociales et mentales qui les composent. Qu'est-elle devenue la folie qu'on enfermait dans les asiles jusqu'à la fin des années 1950 ? En quoi la folie «pose problème» aujourd'hui aux uns (les personnes directement concernées) et aux autres (familles, entourage, étrangers, société) ? Les données issues de quelques recherches empiriques récentes que nous avons menées à Montréal nous permettront de donner une réponse sociologique à ces deux questions.

Marcelo Otero est professeur du département de sociologie de l'Université du Québec à Montréal. Il est chercheur au CRI (Collectif de recherche sur l’itinérance, la pauvreté et l’exclusion sociale), au CHRS (Centre d'histoire des régulations sociales) et au CREMIS (Centre de recherche de Montréal sur les inégalités sociales et les discriminations). Ses projets de recherche portent sur les nouveaux problèmes de santé mentale et les problèmes sociaux complexes. Il a publié notamment Les règles de l'individualité contemporaine, PUL, 2003 et L'ombre portée : l'individualité à l'épreuve de la dépression, Boréal, 2012 et Qu'est-ce qu'un problème social aujourd'hui ? (avec Shirley Roy), PUQ, 2013. 

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